Le Nord-Kivu, Goma, Butembo

La première chose qu'on remarque, c'est la fraîcheur relative. On a quitté Kinshasa à 8:30, on sentait la chaleur qui montait, on arrive à Goma, on est bien, ni trop chaud ni pas assez. Il n'y a pas, comme à Mbuji-Mayi, d'énorme trous dans les routes, dès que l'on sort de l'aéroport, les routes sont bondées, mais bien asphaltées, j'allais dire propres, pour autant qu'elles puissent l'être avec autant de circulation et de gens qui s'affairent.

La deuxième chose, ce sont les "trotinettes du Kivu", ces espèces de vélos sans pédales, construits en bois avec deux roues, ni freins, ni chaîne, par contre d’énormes amortisseurs pour absorber la charge qu'ils portent. Je vais essayer d'en photographier un pour que vous voyez à quoi ça ressemble.

Les bords du Lac Kivu, où se trouve mon hôtel, offrent des perspectives magnifiques. Aujourd'hui, plutôt pluie et orage, mais peut être au retour.

Bienvenue à Butembo

Butembo, 1 million d'habitants, de fait la plus grande ville du centre du Nord-Kivu (sa capitale, Goma est très excentrée au Sud).

Ses deux rues bitumées et son gigantesque marché, bondé, où l'on ne peut plus circuler à partir de midi jusqu'à tard le soir.

Mbuji-Mayi, Kasaï Oriental

Lundi 12 Mars .

Premier jour de brousse. Nous sommes allés à Miabi, 35 km de MM par une route étroite, mais roulante. Visite à l'hôpital, discussion avec les médecins et les trois sœurs à qui appartient l'hôpital. Sortir les dossiers médicaux, les trier, tirer au sort certains d'entre eux ...
Nous voilà au travail avec mon collègue José à se poser des question, chercher les réponses dans le dossier, évaluer la démarche de soins. Cinq heures après, un peu lessivés, retour sur MM, bonne douche en attendant le repas.

Mars 2018 : Miabi, début du séjour au Kasaï Oriental

Mardi 13 mars.

Retour à Miabi, cette fois-ci pour visiter deux centres de santé, Tshitolo et Miabi Central 2. Nous nous intéressons aujourd'hui à la démarche de l'infirmier-chef de poste, plutôt orientée tri et diagnostics simples (il a peu de moyens). Nous regardons aussi les accouchements, dont beaucoup d'entre eux arrivent à dilatation complète, la femme accouchant dans la demi-heure, heureusement pour elle en milieu soignant qui sait agir vite - et bien. Nous regardons aussi la prise en charge des enfants malnutris en centre de santé, pesée, examen de l'enfant, suivi de la prise d'aliments fortifiés, éducation de la mère.

En route, des scènes de vie, marchés, femmes portant toute sorte de choses sur la tète.

Tshitenge: hôpital de brousse

Mercredi 14 & jeudi 15 mars: Tshitenge
La ville est à 35 km au Sud de Mbuji-Mayi, donc un peu moins qu'une heure de route. L'hôpital est en reconstruction (fonds FED), mais assez actif.

La cuisine de l'hôpital : en Afrique, les hôpitaux ne fournissent pas de repas aux malades. C'est la tâche des accompagnants qui, soit font la cuisine eux-même, soit achètent des plats chez des commerçantes installées dans les environs immédiats. Un va-et-vient continue entre les services et ces cuisines met une certaine animation.

A Tshitenge, nous avons d'une part une cuisine des accompagnatrices, sous un abri très sommaire, d'autre part deux propositions concurrentes, dont celle de la photo ici.

Transports en tous genres

En RD Congo, mais en Afrique en général, on transporte beaucoup. Les provinces sont extrêmement enclavées, il n'y a pas ou peu de transport aérien, le fleuve est loin. On transporte des marchandises en général - j'aurais des dizaines de photos impressionnantes à faire sur la route, mais j'en extrais quelques unes.

Camions surchargés en général, des plus brinquebalants et pourris, mais qui roulent quand même, les "passagers" en général perchés sur l'échafaudage, qui vont effectuer des heures de route à petite vitesse, par une chaleur torride.

L'autre forme du transport, plus spécifique de la R.D. Congo, ce sont les bicyclettes surchargées que poussent un ou deux hommes le long des routes. On les sent transpirants, exténués par le poids dès la moindre côte. Ils ont, en général, deux ou trois volumineux sacs de charbon de bois accrochés au cadre, puis un amoncellement de choses diverses au-dessus du guidon, qu'ils dirigent avec des morceaux de bois qui dépassent de l'ensemble Ils feront le chemin du retour, hauts sur leur vélo, pédalant avec la dignité de l'ouvrier qui a reçu le prix de son effort
La troisième caractéristique du transport au Congo, ce sont les "Trotinettes" du Kivu, mode de transport des charges lourdes sur de petites, voire de grandes distances, entièrement construites à la main, sans freins ni pédalier, parfois munies de gros amortisseurs, sur lesquelles sont transportées divers cartons, sacs de riz, et une quantité inimaginable d'autres choses.

Kisantu, Kongo central

Belles à l'ombrelle !

Nous sommes allé à Kisantu pour travailler à l'hôpital et dans un centre de santé de la ville. La ville est centrée sur une mission catholique, sur place depuis les années 1920 et qui y a construit une cathédrale, plusieurs écoles, un hôpital et tout ce qu'une mission construit ... Il y a toujours quelques religieux belges (essentiellement flamands), mais la grande majorité des prêtres est congolaise, certains d'entre eux médecins, chirurgiens, professeurs d'université - elle est assez proche.

Kinshasa

scènes de rue à Kinshasa

Danseurs sur le toit - parking à Kinshasa

Dimanche à Kinshasa, centre-ville plus ou moins désert. J'aperçois, en face de ma chambre, sur le parking en terrasse, un groupe de danseurs qui s'apprête à tourner une vidéo, dans le soleil couchant.

visite aux Bonobos

Les Bonobos sont, parmi les grands singes, les plus proches de l'homme. Ils vivent en RD Congo, au centre du pays, en pleine zone équatoriale, mais sont chassés pour leur viande que l'on sèche. Leur population est passée de 150.000 en 1980 à 25.000 en 2010.