parc des oiseaux du Djoudj

C'est un endroit merveilleux, au Nord-Ouest de Saint Louis du Sénégal, environ 50 km sur la route de Richard-Toll, càd. de la frontière mauritanienne.

Le sanctuaire du Djoudj est une petite partie du large delta inondé de la rivière Sénégal, le deuxième plus important cours d'eau d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Le fleuve Sénégal marque la frontière entre le désert du Sahara et le Sahel. Il forme une essentielle barrière écologique au bord du désert. Un tiers de la zone humide de l'estuaire du fleuve Sénégal se trouve en Mauritanie. Le sanctuaire est précisément situé dans le bassin du bolong du Djoudj qui a donné son nom au parc. Le bolong, terme uniquement employé au Sénégal et en Gambie, est un canal d'eau saumâtre bordé de mangrove et caractérisé par de nombreux bosquets de palétuviers. Le bolong du Djoudj se trouve entre la rivière Sénégal proprement dite (au nord) et le bolong de Gorom au sud. Ces bolongs forment avec des plaines alluviales inondées à chaque saison des pluies et des cuvettes inondées lors des crues les trois principaux paysages du parc. Durant la saison sèche, le Djoudj est le seul lieu vert sur toute la longueur de la rivière Sénégal. Malgré ça, le sol est recouvert par endroits d'une croûte imperméable imprégnée de sel formant naturellement des marais salants. Jadis, on voyait ici des steppes, des rizières et des lagunes inondées par les crues à partir de septembre. Mais des digues ont peu à peu canalisé la rivière et les barrières qui ont été construites en aval (barrage de Diama) pour empêcher l'eau de mer de remonter ont déséquilibré la balance naturelle entre eau douce et eau salée que connaissait jadis l'écosystème.

Pour des millions de canards migrateurs et d'autres oiseaux aquatiques, le Djoudj est avec les marais de la boucle du Niger au Mali et le lac Tchad l'un des grands lieux de séjour et d'hivernage aux confins du Sahara. De septembre à avril, près de trois millions de migrateurs se joignent à la déjà très dense population d'oiseaux autochtones. Entre 450 et 550.000 anatidés (oies, cygnes, canards), 250.000 limicoles (petits échassiers tels que les ibis), 20.000 flamants roses, entre 3 et 12.000 flamants nains, 2500 spatules blanches (Platalea leucorodia) doivent leur survie hivernale à la qualité de l'environnement du delta du Sénégal.

Près de 300 espèces d'oiseaux ont été enregistrées dans le sanctuaire du Djoudj parmi lesquelles la sarcelle d'été (Anas querquedula), le combattant varié (Philomachus pugnax), la barge à queue noire (Limosa limosa), le magnifique canard souchet (Anas clypeata), ou le canard pilé (Anax acuta).

Près de 5000 nids de pélicans blancs (Pelecanus onocrotalus) ont été dénombrés mais le Djoudj accueille également toute l'année des pélicans gris (Pelecanus rufescens), des cormorans communs (Phalacrocorax carbo), des cormorans à ventre blanc (Phalacrocorax lucidus), des Anhingas d'Afrique (Anhinga rufa), des bihoreaux gris (Nycticorax nycticorax), différents types de crabiers, des hérons striés (Butorides striatus), différentes types d'aigrettes, des hérons pourprés (Ardea purpurea) , des hérons cendrés (Ardea cinerea), des tantales ibis (Mycteria ibis), des ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus), des ibis falcinelles (Plegadis falcinellus), des spatules africaines (Platalea alba), des dendrocygnes veufs (Dendrocygna viduata), des dendrocygnes fauves (Dendrocygna bicolor), des oies-armées de Gambies (Plectropterus gambensis) ou des outardes arabes (Ardeotis arabs).

échasses blanches

Fragiles petites créatures, elles nous attirent par leur grâce et leur fragilité à la fois. elles sont si difficile à approcher qu'il faut de bons téléobjectifs pour en avoir une image nette.

mouettes rieuses

Elles suivaient notre embarcation, pour mieux pêcher les poissons remontés à la surface par l'hélice du moteur. plusieurs dizaines, dont les plus téméraires étaient à 2 mètres du nous. elles nous ont suivi pendant plusieurs kilomètres, plongeant parfois, puis revenant dna s le peloton. Quelles beautés !

chacals et leur proie

Dans un bras du bolong du Djoudj (canal d'eau saumâtre inondé par la crue), il existe une petite ile entièrement couverte par des milliers de pélicans, dont les déjections ont formées une croute blanchâtre, plate, sur le dessus. Ils sont serrés les uns contre les autres dans un bruit, une odeur épouvantable. Nous nous approchons de l'île en barque quand soudain, grand affolement et envol subit de tous les habitants du lieu.

Nous découvrons en même temps un couple de chacals qui monte sur l'ile, se précipite sur les retardataires (l'envol d'un pélican, c'est lourd !) et en attrape un. Ou plutôt l'un des deux chacals en attrape un, pendant que le deuxième, effaré par ce qu'il a déclenché, bat en retraite, vite et la queue basse …

Celui des deux qui a saisi un pélican va ensuite le manger sur place, bien en vue sur l'ile déserte, la majorité des pélicans s'est posée à quelque mètres, et nage avec un air désapprobateur.

Aigrettes ardoisées

L'Aigrette ardoisée (Egretta ardesiaca) est une espèce d'oiseaux aquatiques appartenant à la famille des Ardeidae. Elle mesure environ 50 cm. Cette espèce ne présente pas de dimorphisme sexuel. Son plumage est entièrement noir à reflets gris ardoise ou bleus. L'Aigrette ardoisée consomme essentiellement de petits poissons mais aussi des crustacés et des insectes. Elle présente la caractéristique comportementale de placer ses ailes au-dessus d'elle de manière à faire de l'ombre sur l'eau, ce qui lui permet de voir sans reflets et peut-être d'attirer vers elle certains poissons.

aigrette garzette

L'aigrette garzette est la plus répandue des aigrettes. Corps élancé et élégant au plumage blanc. Long cou et bec noir très allongé. Longues pattes noires aux doigts jaunes. Lors de la reproduction, 2 ou 3 plumes ornent sa nuque et de fines plumes d'environ 20 cm naissent sur ses épaules, s'étendent sur le dos et retombent de chaque côté de la queue en panaches élégants. Ce sont ces plumes, appelées crosses, autrefois très convoitées par les femmes pour leur valeur ornementale, qui ont valu à ces oiseaux le nom d'aigrettes.

Elle se trouve dans les zones humides ouvertes, à l'intérieur des terres ou en zone côtière, dans des eaux peu profondes autour des lacs, près des rivières, des fleuves et dans les estuaires.  Elle chasse près de la végétation flottante, cherchant ses proies à l'ombre. Parfois, elle s'accroupit, avec les ailes partiellement déployées pour réduire la réverbération du soleil et procurer de l'ombre afin d'attirer quelque proie sous la surface de l'eau. Elle effectuera aussi des courses précipitées dans les zones peu profondes. Elle peut transpercer une proie dans l'eau en marchant lentement. On peut aussi la voir debout sur une seule patte, tandis qu'elle remue la vase avec l'autre pour effrayer les poissons, ou faisant des vagues avec la même patte sur la surface de l'eau pour prendre ses proies au piège et les amener près de son bec.

le Blongios nain, petit héron

Le Blongios nain (Ixobrychus minutus) ou Butor blongios est une espèce de héron nicheur et migrateur. C'est le plus petit des hérons européens. Il est reconnaissable par sa petite taille, équivalente à celle d'un pigeon et à la couleur jaune paille qu'arbore le dessus de sa tête alors que son dos est noir.

Il vit solitaire ou en couple, parfois en groupes lâches au moment des migrations. Cette espèces est monogame et territoriale (c'est le mâle qui crée et défend son territoire en début de la période de reproduction. Mâle et femelle s'occupent des oisillons jusqu'à leur envol.

Le Blongios nain utilise généralement pour se nourrir les trouées au sein des roselières ainsi que les berges de canaux. Son régime alimentaire est essentiellement basé sur des insectes aquatiques, des batraciens et des petits poissons qu'il chasse solitairement, au crépuscule surtout. Il chasse à l'affut, immobile dans les roseaux ou en avançant lentement sur la berge.

dendrocygne veuf

Le Dendrocygne veuf (Dendrocygna viduata) (White-faced Whistling Duck)est une espèce de la famille des anatidés. L'espèce est largement répandue en Afrique et en Amérique du Sud. En Afrique on la rencontre partout au sud du Sahara y compris à Madagascar, elle évite cependant la corne de l'Afrique. Le Dendrocygne veuf fréquente tous les types de points d'eau que ce soit les lacs et rivières, les prairies inondées ou les réservoirs.

C'est une espèce grégaire qui s'associe souvent en très grands groupes. Il se nourrit le plus souvent de nuit aussi bien sur terre que dans l'eau. La reproduction coïncide généralement avec la saison des pluies; le nid est souvent situé à terre. Le dendrocygne veuf est un oiseau sédentaire mais peut effectuer des déplacements sur de grandes distances en cas de sécheresse.

héron cendré

Certainement, je t'ai déjà photographié dans mon jardin, quand tu mangeais mes poissons dans la mare. Mais là, je reconnais, tu es chez toi, dans ton élément, avec tes congénères oiseaux de toutes sortes.

spatules

Héron blanc, de taille moyenne (85 cm), caractérisé par un long bec, large et plat, en forme de spatule, noir avec l'extrémité jaune. La spatule blanche, en parade nuptiale, arbore son beau plumage immaculé rehaussé de sa livrée nuptiale, un collier de peau nue couleur safran sous du bec, le jabot orangé et la huppe blanche finement méchée de jaune. Elle habite les zones humides côtières, avec étendues d'eau libre peu profonde. Elle niche en colonies, sur les arbres généralement, mais aussi dans la végétation palustre. La spatule blanche patauge dans les eaux peu profondes en fouillant la vase avec son bec, en faisant des mouvements de gauche à droite. Les spatules se nourrissent en petits groupes, ce qui rend leur pêche plus efficace.

pélicans

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